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Acquisitions (suite)
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"Oh! les jolis petits chiens" |
Acquisitions 2005Manufacture de Dihl et Guérhard Assiette "à tableau": "D'après Prud'hon" 1811-1812 Marque au dos en rouge :"Mf de/Dihl et/Guerhard/à Paris" Porcelaine dure D.0,21 cm Achat 2005, MM 2005.13.1
Cette assiette reprend un tableau du peintre Prudhon, intitulé "Oh! les jolis petits chiens" dont deux versions sont connues (l'une à la Wallace Collection et l'autre au musée de l'Ermitage). Cette acquisition s'inscrit dans la politique du musée qui cherche à réunir les pièces des services riches de l'impératrice Joséphine, dispersées après son décès en 1814. On sait en effet que deux services furent commandés à la manufacture de Dihl à la fin de l'Empire, le premier, livré au Prince Eugène, comportait quatre-vingt-quatorze pièces et celui de l'Impératrice deux cent treize. Parmi celles-ci, on comptait quatre-vingt assiettes dites "à tableau", un surtout en biscuit, douze tasses à café et leurs soucoupes, douze amours, trente vases et de nombreuse assiettes dorées en plein. Actuellement le musée de Malmaison présente cinquante pièces en provenance des deux services, dont trente-trois assiettes "à tableau".
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Théière forme Paestum |
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Manufacture de Sèvres Théière forme Paestum 1809 Porcelaine dure H. 0,17 cm Achat, MM 2005.19.1
Cette théière provient d'un cabaret à café en porcelaine de Sèvres acquis le 9 mars 1810 par l'impératrice Joséphine pour le palais de l'Elysée que Napoléon avait mis à sa disposition après le divorce afin qu'elle disposât d'une résidence parisienne. Le cabaret, composé de quatorze tasses et leurs soucoupes forme litron, d'un pot à sucre Paestum et d'un pot à lait toscan, accompagnait un service d'entrée et de dessert de quatre-vingt-douze pièces à fond vert de chrome, orné de bouquets de fleurs (dont cinq assiettes ont été offertes au musée en 1992). Lorsqu'en 1812 Napoléon reprit à Joséphine le palais de l'Elysée pour le lui échanger contre celui de Laeken, le service et le cabaret furent envoyés à Malmaison où ils furent utilisés jusqu'à la mort de l'Impératrice. |
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Cage à oiseaux
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Cage à oiseaux vers 1840 Fil de fer, os, verre, bois H.0,65; L.0,95 Don, MM 2005.14.1
La mode des cages à oiseaux en forme d'édifice connut une grande vogue au XIXème siècle. Celle-ci se présente sous la forme d'un petit château classique surmonté d'un belvédère dont la particularité est d'abriter une statuette en bois de Napoléon. Cette figure de l'Empereur en uniforme, debout, les bras croisés sur la poitrine, s'apparente à une série de statuettes en bronze dont certaines sont montées sur un socle orné d'un relief symbolisant le premier exil à l'île d'Elbe. L'attitude est en effet celle qui caractérise souvent l'Empereur en exil, que ce soit à l'île d'Elbe ou à Sainte-Hélène. Sa présence suffit à inscrire la cage parmi les objets de la légende napoléonienne. Elle a pu être exécutée vers 1840, avant ou après le Retour des Cendres, et témoigne de l'émotion suscitée par le traitement infligé à Napoléon, détenu à Sainte-Hélène comme un oiseau en cage.
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© Musées national du château de Malmaison - RMN |
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