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Histoire
Architecture et décor
Le parc
La vie à Malmaison
Joséphine et ses enfants
Origine des collections
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Le décor intérieur |
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Projet d'une fontaine pour la salle à manger de Malmaison
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Le style linéaire et gracieux qui caractérise le décor intérieur du château de Malmaison est directement issu de l'art du XVIIIe siècle mais il porte l'empreinte novatrice et inspirée des deux architectes Percier et Fontaine. Leur style, fait d'une synthèse de l'Antiquité et de la Renaissance dont ils se sont tous les deux imprégnés lors de leur séjour à Rome, s'impose dans cette vieille demeure qui devient l'archétype du style consulat Les références archéologiques ou historiques ne manquent pas : pilastres d'ordre dorique et colonnes de stuc dans le vestibule, motifs décoratifs inspirés des peintures romaines et pompéiennes au plafond de la bibliothèque et dans la salle à manger, trophées d'armes des peuples les plus valeureux peints sur les portes de la salle du conseil. Tandis que les arcs et les entrecolonnements en acajou de la bibliothèque rappellent les motifs palladiens, le plafond peint évoque les auteurs littéraires appréciés par Bonaparte et la salle du conseil aux murs tendus de tissus soutenus par des faisceaux et des piques rappelle les tentes militaires déjà utilisées dans les décors de parcs en Europe.
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Portes de la salle du Conseil peintes de trophées d'armes
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L'impatience de Bonaparte et ses goûts ont conduit les architectes à trouver des solutions pour renouveler de façon rapide et peu coûteuse la décoration . La simplicité d'aménagement de Malmaison ne nécessite pas de riches tissus comme ce sera le cas à Fontainebleau ou à Compiègne : Un coutil rayé d'aspect militaire dans la salle du Conseil, un velours vert surmontant le lambris d'acajou dans le salon, il s'agit plutôt de l'intérieur d'un riche particulier. A l'étage la chambre consulaire comporte une frise décorative peinte d'après les dessins de Percier et sous laquelle les murs sont tendus de tissus alors que la plupart des chambres sont tapissées de papiers peints, dont la présence est connue par les description de l'inventaire de 1814. On ignore leurs motifs, mais les grands fabricants comme Réveillon ou Dufour possèdent alors une grande maîtrise technique et artistique. Les beaux papiers imitent parfois des soieries à motifs néo-classiques ou de riches tissus reproduisant des trophées et sont réservés aux murs des meilleures maisons. Tous les rideaux sont en mousseline brodée.
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Hector Viger (1819-1879) L'impératrice Joséphine reçoit à la Malmaison la visite du Tsar Alexandre Ier (détail)
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Les modifications postérieures sont réalisées par l'architecte Berthault qui arrive à Malmaison en 1805 et reste au service de Joséphine jusqu'à son décès en 1814. Le salon est modifié pour un élégant décor blanc et or dans lequel sont insérés six médaillons peints par Etienne-Jean Delécluze illustrant les amours de Daphnis et Chloé. La salle de billard est repeinte dans les tons vert et terre d'Egypte que l'on peut voir aujourd'hui et quelques ajouts décoratifs sont apportés autour des fenêtres de la salle à manger. Plus importante est la transformation de la chambre à coucher de Joséphine qui prend la forme d'une tente presque circulaire grâce à un drap rouge rehaussé de broderies d'or tendu sur les murs. Au plafond une peinture de Blondel représente Junon sur son char et sur les murs sont placés de nombreux miroirs ainsi que huit tableaux de fleurs par Redouté. Berthault réaménage également la salle des atours dans laquelle Joséphine conserve sa garde-robe, située au-dessus de sa chambre. Les armoires contiennent des vêtements de toutes sortes, robes, châles de cachemire, corsets, bas, chapeaux, gants, souliers, fréquemment renouvelés.
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Jacob Frères (1796-1803) Détail d'un fauteuil du salon de musique
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Le mobilier, dessiné par Percier, est exécuté par les frères Jacob qui travaillaient déjà pour Joséphine dans son hôtel particulier de la rue de la Victoire. Le célèbre tabletier Biennais livre des petits meubles raffinés qu'elle affectionne particulièrement : nécessaires de voyage, table de lit, coffre à bijoux, presse-papier, qui sont revenus à Malmaison.
A cet ensemble homogène dont témoigne encore aujourd'hui parfaitement le château, il faut ajouter par la pensée les bouquets de fleurs, les cages d'oiseaux dans le vestibule dont le pépiement surprenait les invités
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© Musées national du château de Malmaison - RMN |
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