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Evénements

 


Habit de la grande tenue de sénateur

de Jacques-Pierre ABBATUCCI,

Garde des Sceaux de Napoléon III,

de 1852 à 1857.

Collection particulière

 

Du 7 Juin au 19 Octobre 2008 le musée national de la maison Bonaparte et la Réunion des Musées nationaux proposent une exposition intitulée :
 "La Légion d'Honneur et les Corses - De sa création au Second Empire"

Pour nos contemporains la Légion d'honneur est l'Ordre français le plus prestigieux ; il est également le plus ancien Ordre en vigueur puisque ceux de l'ancien régime ont définitivement disparu en 1830 et que nul autre Ordre impérial n'a survécu aux malheurs de 1815.

La Convention supprima en octobre 1792 toute distinction « au nom du principe sacré de l’Egalité ». Mais elle-même se trouva bientôt dans la nécessité de passer outre à ses propres décisions en faveur des armées qui la défendaient aux frontières. Elle opta pour un système de récompenses collectives.

Mais très vite, le Directoire reconnut la nécessité de récompenser les meilleurs guerriers par le don de drapeaux ou d’armes. Bonaparte, alors général en chef de l’armée d’Italie, utilisa cette nouvelle possibilité et mit en place un système de récompense  individuelle, toujours cependant sous forme purement militaire : les armes de récompense nationale : une arme destinée « aux guerriers qui auront rendu des services éclatants en combattant pour la République » sur laquelle serait inscrit le nom du titulaire et l’action récompensée.

Cependant, le Premier Consul songeait déjà à une autre distinction : « l’Ordre ». Son projet était de mettre en place un système de récompense : « une distinction qui serve à la bravoure militaire et au mérite civil ». La nouvelle institution se voulait un corps d’élite destiné à réunir le courage des militaires aux talents civils, formant ainsi la base d’une nouvelle société au service de la Nation. Son objectif étant de consolider l'amalgame de toutes les catégories de citoyens, indispensable à la réorganisation de la nation pour assurer les assises encore précaires de l'Etat après les quinze années de bouleversements révolutionnaires et d’instabilité politique des cinq Gouvernements qui s'étaient succédé.

Le projet portant création de l'Ordre national de la Légion d'honneur fut adopté d’abord par le Tribunat puis par le Corps législatif, le 29 floréal an X (19 mai 1802).

L’exposition présentée à la Maison Bonaparte comprend trois parties distinctes :

  • Une première section rappelle le contexte de la création de l’ordre par Napoléon, son organisation et son évolution jusqu’à la fin du Second empire.

Cette section, outre une iconographie relative au sujet, présente les différents types de décorations de notre premier Ordre National, des brevets, armes d’honneur, tableaux, objets et vêtements ayant appartenu aux deux Empereurs et à leurs fils, prêtés notamment par les musées de l’Armée, de la Légion d’honneur, à Paris, des musées des châteaux de Malmaison, de Versailles, de Compiègne, et par le musée Fesch d’Ajaccio.

  • Une seconde section met l’accent sur certains corses récipiendaires de l’ordre du début du Premier empire à la fin du Second empire,

Cette partie permet de revivifier la mémoire de ces personnages majeurs de l’histoire locale, voire nationale, quelque peu oubliés aujourd’hui. Notamment quelques militaires de l’entourage de Napoléon Ier ou de Napoléon III : Jean Thomas ARRIGHI de CASANOVA, Duc de Padoue cousin de Napoléon par sa mère, Philippe Antoine d’ORNANO, maréchal de France et second époux de Marie Walewska, Horace François Bastien Sébastiani, Maréchal de France ; des proches de Napoléon III : Jacques-Pierre ABBATUCCI ministre de la Justice ; Charles, Etienne CONTI, son  secrétaire particulier, puis son chambellan ; Henri ARRIGHI de CASANOVA, Ministre de l’Intérieur ; le Comte Vincent BENEDETTI, artisan du rattachement à la France de la Savoie et du Comté de Nice à la France, ambassadeur auprès de Guillaume Ier, roi de Prusse, lors de la dépêche d’Ems qui va déclencher la guerre franco-allemande de 1870. Mais aussi quelques grands personnages de la société civile : Salvatore VIALE, homme de lettres et magistrat bastiais, le comte Joseph VALERY propriétaire d’une des premières compagnies de transports maritimes méditerranéenne et Joseph Grandval grand industriel marseillais et bienfaiteur de la Ville d’Ajaccio.

La plupart des objets figurant dans cette section sont prêtés par de nombreux collectionneurs privés, la plupart corses.

  • La troisième section met l’accent sur les différents ordres inspirés par la Légion d’Honneur sous l’Empire

Dans la mouvance de la France impériale, Napoléon va créer des royaumes alliés, plaçant sur les trônes des membres de sa famille. Que ce soit dans le Royaume d’Italie, en Hollande, en Westphalie, à Naples ou en Espagne les Bonaparte vont créer eux aussi des ordres nationaux. Ces différents ordres sont présentés auprès des portraits des membres de la famille à l’origine de leur création.



L'agrandissement du musée depuis 2002

Depuis 2002 le musée a entrepris un programme d'extension architectural au terme duquel de nouvelles salles sont maintenant ouvertes au public et une politique d'animation se met en place :


Deux salles d'exposition permanentes ont été ajoutées ainsi qu'une salle d'exposition temporaire . Elles prennent place au premier étage de la maison mitoyenne acquise par l'Etat et transformée en musée. C'est la suite logique de l'accroissement immobilier obtenu au fil des ans par la famille Bonaparte qui avait fait construire la grande galerie en 1796 sur l'emplacement d'un second appartement. La maison Bonaparte n'avait pas évolué depuis cette date.


Le parcours muséographique a ainsi été modifié:  L'histoire de la Corse au XVIIIème siècle, celle de la maison et de la famille Bonaparte se déroule dans les salles  du second étage, puis au premier étage de la nouvelle maison, qui est équipée d'un ascenseur. Cette partie est consacrée à Napoléon III et à l'impératrice Eugénie ainsi qu'à la légende née du mythe napoléonien après la mort de Napoléon à Sainte-Hélène. L'ancien cheminement à travers les pièces de la maison est resté inchangé. La visite se poursuit par un bref historique des propriétés rurales des Bonaparte et par un arbre généalogique de la famille avant de se terminer par la présentation des objets ruraux dans les caves.


Par ailleurs, le musée continuera à organiser les concerts donnés dans le jardin à l'occasion de fêtes ou d'évènements locaux


 

La chambre à l'alcôve après

la restauration du printemps 2008

La redécouverte des décors Napoléon III de la maison Bonaparte

En 1852 Napoléon III devient propriétaire de la maison de ses ancêtres paternels, mais la demeure est vide de mobilier et en très mauvais état. En 1857, il ouvre un crédit de 20.000 F destiné à la restauration du bâtiment et charge Alexis Paccard, architecte du palais de Fontainebleau de mener les travaux à bien. Paccard va confier à Jérôme Maglioli, peintre, sculpteur et architecte ajaccien, qui travaille également à la Chapelle Impériale, la conduite des travaux dans la Casa Bonaparte. Ainsi Magglioli va entre 1857 et 1860 diriger, et peut être aussi réaliser en partie, la décoration des murs et plafonds de la plupart des pièces de la maison.

Ce décor, passé de mode au XXème siècle, va malheureusement être badigeonné partiellement dans les années 1956-1957. Heureusement, les plafonds, qui étaient voués au même sort, ont pour la plupart échappé au désastre.

Lors de l'agrandissement du musée en 2002-2003, la remise en état de la partie ancienne de la maison va amener la redécouverte partielle par Marie-Lys de Castelbajac, alors misionnée pour restaurer certaines des oeuvres exposées, de ces décors Napoléon III et conduire à l'ouverture de fenêtres témoins de chacun des décors représentés.

La fin de l'année 2006 a été l'occasion de faire réapparaître et de restaurer la totalité du décor de l'ensemble des pièces du second étage, jusqu'alors totalement ignoré du public. Une équipe de restaurateur, sous la conduite de Marie-Lys de Castelbajac, s'est attachée à décaper les 248 m2 de badigeons des années 1950, et de redonner au décor du XIXème siècle une grande partie de son éclat. Cette première tranche de travaux a été poursuivie dans le courant de l'hiver 2007-2008 par la remise en peinture des menuiseries de cet étage qui ont elles aussi retrouvé leurs teintes Second Empire. La bonne découverte de ce dernier chantier aura été la réapparition du décor coloré de l'alcôve de le chambre ou Napoléon aurait passé ses dernières nuits en Corse en 1799. Les teintes du XIXème siècle : rouge et noir pour les boiseries, or et argent pour les couronnes et palmettes qui surmontent l'alcôve, ont pu être remises à jour.

Le printemps 2008 a été aussi l'occasion de déposer, dans la Galerie du 1er étage, le papier peint qui masquait  le décor Napoléon III. Ce décor mis à jour devrait pouvoir être restauré dans le courant de l'hiver 2008-2009.

Actualités  

Acquisitions

La politique d'acquisition du Musée national de la Maison Bonaparte

Comme toute maison d'homme illustre, la Maison Bonaparte s'attache a faire revenir dans ses murs les objets, meubles, pièces d'archives, ...,  en provenant. Le musée a également pour mission d'acquérir des souvenirs personnels s'attachant aux personnages qui ont vécus dans la maison, en ont été les hotes ou  les propriétaires

Le musée national de la Maison Bonaparte, dépend du château de Malmaison. Les acquisitions pour la maison d'Ajaccio peuvent donc se faire à titre onéreux grâce aux crédits de l'Etat et de la Réunion des musées nationaux, au produit du mécénat généré par le musée lui-même, et, dès qu'elle aura vu le jour, par la Société des Amis du Musée de la Maison Bonaparte. Comme tous les autres musées, la Maison Bonaparte bénéficie ou peut bénéficier de dons manuels, de legs ou de dations qui permettent de payer en oeuvres d'art les droits de succession ou de mutation si une oeuvre est jugée suffisamment importante pour relever du patrimoine national.

Ainsi en mars 2007, le musée vient de faire l'objet d'un important don de M. François Ollandini, collectionneur ajaccien. Parmi les pièces qu'il vient de donner au musée figurent deux pièces très importantes :

- Une superbe grammaire italienne écrite en 1807 par Giosafatte Biagioli et dédiée à « Sua Altezza Imperiale Madama, Madre di Napoleone Primo, imperatore et re ». Cet ouvrage, relié en marocain rouge, et qui porte les armoiries impériales de Letizia, ainsi que son monogramme LRB : Letizia Ramolino Bonaparte a vraisemblablement fait partie de la bibliothèque de Madame Mère, lorsqu’elle habitait l’hôtel de Brienne, actuel ministère de la Défense.

- une commode en acajou de style empire, dont les bronzes dorés sont les pendants exacts de ceux du lit qui se trouve dans la chambre dite à l’alcôve. C’est dans cette chambre que Napoléon, de retour de la campagne d’Italie, passa ses dernières nuits en Corse, quelques semaines avant de conquérir le pouvoir en novembre 1799. Le lit avait lui-même été offert par le prince Victor Napoléon en 1923 lors du don qu’il fit à l’Etat de la maison Bonaparte. Ce sont donc vraisemblablement deux pièces issues d’un même ensemble qui se trouvent aujourd’hui réunies.

VISITES GUIDEES THEATRALISEES

Pour qu’Ajaccio étonne, fasse rêver, pour comprendre et aimer cette cité qui a vu naître l’un des plus illustres personnages de l’histoire de France... cet été, Ajaccio se met en scène.

En partenariat avec l'Office du Tourisme d'Ajaccio, la Maison Bonaparte accueille pour la seconde fois pendant l'été des visites guidées théatralisées de la ville, ou les lieux et les personnages les plus illustres de la ville sont mis en scène.

Quoi de plus agréable que de se laisser entraîner dans le tourbillon de l’histoire... au détour de la citadelle, lors de sa construction, d’arpenter la rue Malerba entre la Casa Bonaparte et la Cathédrale et d’y rencontrer Letizia... Le temps s’accélère, la ville se développe, hôtels particuliers, larges avenues; Napoléon III a de l’ambition pour Ajaccio! "

Les mardis 15, 22, 29 juillet, 5, 12, 26 août et 2 septembre

Départ de l’office de tourisme à 16h45.

Places limitées, billetterie en pré vente à l’office de tourisme.

Tarifs : 15 € / 2 personnes, 10 € / 1 personne,

8 € pour les – de 16 ans.

Billetterie à l'Office de tourisme 04 95 51 53 03
Tarifs : 
1 adulte 10 € / 2 adultes 15 € / enfant - de 16 ans 8 €.

Exposition « O NAPULIO », Enfant d’Ajaccio.

à partir du 15 août 2008

La Collectivité Territoriale de Corse, le Musée national de la MAISON BONAPARTE » et l’Association « ARS NOSTRA II » proposent, dans les salles du rez-de-chaussée du musée, une exposition intitulée : « O NAPULIO » sur le thème de Napoléon Bonaparte enfant d’Ajaccio. Le projet général étant de revisiter l’image de l’empereur, ainsi que l’imagerie napoléonienne, dans le contexte actuel, de la Corse et d’Ajaccio.

Lors d’un appel à projet lancé à la fin de l’année 2007, les artistes plasticiens de Corse et du continent ont donc été invités à proposer une production plastique ou visuelle sur le thème choisi et selon un cahier des charges précis.

Un comité de sélection ayant pour vocation de veiller à la qualité de la manifestation et à l’homogénéité des œuvres dans l’intérêt des artistes et du public s’est réuni dans le courant du mois de février à la Maison Bonaparte pour sélectionner 15 œuvres parmi la trentaines de dossiers envoyés au musée soit 11 œuvres sur châssis, trois sculptures et un praxinoscope.

L’exposition n’a pas un but commercial, les éventuels amateurs pouvant seulement s’enquérir des coordonnées des artistes.

Le catalogue de l’exposition n’est pas vendu au musée mais directement par l’Association Ars Nostra - 5 avenue Pascal Paoli 20000 Ajaccio – Tél. 06.20.83.58.37

Les visuels des œuvres sont disponibles pour la presse sur demande auprès de l’ Agence Dixit Médiacorse – Tél. 04.95.21.59.18


© Musée de la maison Bonaparte - RMN

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